La plupart des gens croient que s'ils préparent leur voiture pour l'hiver dès l'automne, avant qu'il ne fasse vraiment froid, ils passeront l'hiver sans anicroche. Généralement, ils ont raison. D'autres croient que s'ils n'ont pas encore eu de problème, il en ira de même pour tout l'hiver.
Le démarrage est difficile? Un moteur froid est un peu raide; les pistons se déplacent difficilement, l'essence circule moins bien et le démarrage est compromis. Il faut donc que la batterie gournisse plus de puissance. Par temps froid, votre batterie ne produit qu'environ 40% de la puissance générée lorqu'il fait doux. Soyez prévoyant: utilisez un chauffe-bloc. Si vous le combinez à une minuterie qui allume le chauffe-bloc deux heures avant le démarrage, le moteur démarrera plus facilement. Un tel démarrage peut aussi vous aider à économiser des frais de carburant.
Examinez les bornes de la batterie. Si vous y voyez une poudre blanchâtre, c'est de la corrosion. Elle peut isoler les bornes et empêcher la batterie de donner à votre moteur la première impulsion d'énergie qu'il lui faut pour partir le matin. Si votre batterie a pris de l'âge, vous n'aurez peut-être pas une seconde chance.
Il faut parfois 40 000 volts pour faire jaillir l'étincelle dans les cylindres. Si les fils d'allumage sont usés ou craqués, il pourrait y avoir perte d'électricité et vous pourriez éprouver de la difficulté à faire démarrer le moteur, surtout par temps humide.
Un autre conseil: garder votre réservoir au moins à demi-plein. Vous limitez ainsi la condensation dans le réservoir... et le gel dans les canalisations d'essence. Ajoutez-y un peu d'antigel de canalisation d'essence à tous les deux remplissages d'essence pour plus de sûreté.
Il ne faut surtout pas négliger le système de refroidissement. Portez attention à la concentration et à la quatité de liquide de refroidissement. Dans la plupart des régions au Canada, un mélange moitié-moitié de liquide et d'eau empêche le liquide de geler, lubrifie la pompe à eau et prévient la corrosion du système de refroidissement.
Mais si vous êtes comme la plupart de Canadiens, le chauffage vous préoccupe plus que le refroidissement par les temps qui courent. La seule chaleur qui circule, c'est celle du moteur. C'est pourquoi le système projette de l'air froid au démarrage (avant que le moteur ne se réchauffe). Si le niveau du liquide de refroidissement est bas, votre chaufferette en soffre en premier lieu. Vérifiez donc souvent le niveau du liquide et ajoutez-en au besoin.
Vous pourriez aussi entendre une sorte de sifflement (plus bruyant même que le claquement de vos dents) dans le ventilateur de la chauferette. Cela pourrait indiquer un cousinet usé dans le moteur du ventilateur, qui figera probablement au pire moment.
Si beaucoup d'humidité s'accumule dans le pare-brise et que le dégivreur n'en vient pas à bout, il se pourrait que le faisceau de chaufferette soit défectueux. Le faisceau est un radiateur miniature qui transfère la chaleur du moteur à l'habitacle. N'attendez pas, faites-le réparer. Vous pourrez alors voir où vous allez. Il est déjà assez difficile de dégivrer les glaces par temps sibérien.
Lors de vos déplacements, il est prudent de transporter une trousse d'urgence. Au contenu habituel de cette trousse, ajoutez ce qui suit pour l'hiver:
- un bon grattoir et une bonne brosse à neige
- des allumettes et des bougies
- un ouvre-boîte
- des dispositifs de traction
- un carré de tissu rouge (signal de détresse)
- des couvertures, chapeux et mitaines
- des rations de fruits en conserve, des noix pour la survie
- une tasse en métal
- une petite pelle
- des câbles de démarrage
Une vérification pour l'hiver? Il n'est jamais trop tard!


